Beam Experiments Audiovisual Moves

Les photos de la représentation au festival Fac Off 2007

L’IDEE :


Une expérience de concert électro, pour danse improvisée et mix vidéo dans une installation fluorescente, aux désirs d’interactivité. Sur le mode du concert audio-vidéo, des morceaux audiovisuels sont joués de manière inhabituelle.

Ce sont les danseurs, tachés de peinture fluorescente, qui créent la musique en direct avec leurs propres corps ! Le dispositif technique est prévu pour détecter la lumière fluorescente - provenant du corps des danseurs - dans des espaces délimités, et pour réagir audio-visuellement à leurs gestes et leurs chorégraphies improvisées sur le thème du scratch.

Cette démonstration est suivie d’un accompagnement du public : les visiteurs, qui sont eux aussi peints en fluo selon un rituel préalable à leur entrée dans la pièce, sont invités à venir déclencher et scratcher sons et images.

Nous souhaitons faire oublier le dispositif matériel afin de privilégier l’impact visuel et sonore des corps luminescents et de leur interaction directe avec l’environnement; créer ainsi une circulation des énergies dans l’espace-corps et bousculer les repères sensoriels du public.

COMMENT ?


Des boucles de sons et d’images sont créées à l’avance. Des capteurs de lumière sont dispatchés dans des zones délimitées par un marquage au sol dans la pièce.

La première zone permet juste de déclencher les sons et les images avec la « trigger-machine » tandis que la deuxième permet de scratcher les sons avec la « scratch-machine », deux dispositifs que nous avons inventés.

Le VJ crée une ambiance visuelle où viennent s’intégrer les images déclenchées par les mouvements des danseurs. Ainsi, la matière sonore et visuelle devient étirable, retractable, répétable, etc, pour tout corps qui désire en prendre possession.

Par la répétition des gestes, les danseurs montrent clairement aux spectateurs que le corps sert d’instrument et qu’il est facile d’en jouer...

LE DEROULEMENT :


La performance se découpe en 3 actes de 10 minutes :

  • Dans les 10 premières minutes les gens entrent un par un dans un sas obscur, se font peindre les parties du corps qu’ils nous offrent avant de pénétrer dans la salle éclairée à la lumière noire. La pose de la peinture doit être prise comme un passage ritualisé pour découvrir son corps sous son aspect lumineux. Pendant ce temps, un personnage masqué nous fait méditer sur des sons qui émanent de ses mains grâce au theremin qu’il utilise. Ses gestes sont minimalistes et la vidéo diffusée derrière lui l’aspire dans un tunnel interminable...
  • Une fois que tous les spectateurs sont entrés, la porte se ferme, la cérémonie commence : une nappe sonore nous fait ressentir des basses et des infra-sons agréables tandis que 3 danseurs entrent en scène au coeur de cet univers immersif et déclenchent des sons et des images. Les deux dernières minutes dégénèrent en un bombardement audiovisuel généré par la violence des gestes.
  • La tension redescend, le jeu continue... Le désir d’expérimentation circule dans la salle parmi les spectateurs «envoûtés» par la lumière de leurs propres corps qui les pousse à entrer en interaction avec le son et l’image. C’est en tout cas la réaction que nous souhaitons obtenir en réponse à l’invitation suggérée pour que chacun crée sa performance audiovisuelle.